Rencontre Samir Nasri

“J’ai fait un rêve” est le titre du film de Nasri, Dream Machine, qu’il a co-réalisé avec son ami, l’artiste et musicien Youssef Kerkar. La partition de Kerkar est l’une des meilleures de ces dernières années, et l’imagerie visuelle du film est un mélange fascinant de modernisme, de surréalisme et d’art abstrait. Comme dans la plupart des films de Nasri, Dream Machine parle des gens et de la façon dont ils vivent, aiment et meurent. En particulier, il s’agit de la façon dont la vie croise la mort.

L’histoire est assez simple, mais le symbolisme des personnages, leurs luttes et leurs triomphes ultimes sont plus que suffisants pour rendre le film convaincant. Il suit un couple vieillissant, qui vient de se marier, alors qu’il fait face à sa propre version individualisée du vieillissement. Ce sont tous les deux des personnes intensément privées avec une relation complexe avec leurs émotions et leur moi physique. Cela les amène à s’impliquer tous les deux avec un jeune homme, joué par Farid Tarzana. Tarzana est un jeune homme au passé tragique, mais c’est aussi l’un des personnages les plus fascinants du film.

Pour ceux qui ne connaissent pas grand chose du travail de Nasri, l’intrigue peut être un peu déroutante. Dream Machine est une étude de personnages sur deux personnages qui se rencontrent et tombent amoureux. En un mot, les deux personnages sont le jeune homme et l’homme au passé tragique, dont la relation est compliquée. Et comme la plupart des films de Nasri, celui-ci est aussi une étude de personnages, une où nous avons un aperçu de la vie et de l’esprit des personnages que nous voyons. Le film se termine cependant sur une note d’espoir, car Nasri et Tarzana se retrouvent enfin et accomplissent le destin dont ils ont rêvé. rencontre samir nasri